Après la Convention Républicaine qui a vu Mélania Trump plagier un discours de Michelle Obama et Donald Trump faire une entrée au son de « We are the champions » de Queen (apparemment sans l’accord du groupe), c’est au tour des Démocrates de tenir leur convention cette semaine. La où les républicains n’ont pu faire appel qu’à des personnalités oubliées (Scott Baio notamment) pour venir parler à leur convention, les Démocrates ont fait défiler un who’s who de la politique et du spectacle : Elizabeth Warren, Bernie Sanders, Bill de Blasio, Sarah Silverman, Lena Dunham, America Ferrara et Meryl Streep (entre autres) sont venus les uns après les autres apporter leur soutien à Hillary Clinton (et taper sur Donald Trump en passant).

Si Bernie Sanders a fait un discours remarqué (et légèrement hué par ses fans qui refusent de le voir s’effacer), c’est Michelle Obama qui a marquée l’assemblée lundi soir. En quelques phrases elle a su à la fois rappeler les enjeux de cette élection, les qualités d’Hillary Clinton, et, sans le nommer une seule fois, les nombreuses raisons qui font de Donald Trump le candidat le plus inapte que l’Amérique ait jamais connu.

Ce discours de la first lady, et celui que doit donner Barack Obama ce mercredi sont extrêmement importants pour Hillary Clinton qui, si elle est plus que qualifiée pour le poste de présidente, souffre d’un manque de popularité auprès du public. Alors que les sondages la montre au coude à coude avec Donald Trump (qui a encore gagné quelques points après la convention), elle est toujours mal perçue par une grande partie de la population. Contrairement à Barack Obama en 2008, ou même à Bernie Sanders cette année, Hillary Clinton ne provoque pas les passions : elle est perçue comme la candidate du système et beaucoup voteront pour elle uniquement pour empêcher Donald Trump d’être élu.
Ce qui ne veut pas dire qu’Hillary n’est pas une candidate sérieuse ! Elle fait effectivement partie du système, ce qui veut dire qu’elle le connaît et sait comment en tirer parti. Elle a été first lady, sénatrice de New-York et Secretary of State (l’équivalent de notre ministre des affaires étrangères), ce qui fait d’elle une candidate expérimentée. Hillary Clinton est extrêmement qualifiée pour être présidente et le fait qu’elle soit la première femme a obtenir la nomination d’un parti majeur (c’est-à-dire les Démocrates ou les Républicains) est déjà un évènement.

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